Introduction
Au-delà de sa beauté, le pagne tissé est un véritable patrimoine vivant au Sénégal.
Dans les régions du sud, notamment en Casamance, il n’est pas seulement un tissu : il est une identité, une mémoire et un langage silencieux.
🌿 Un savoir-faire ancestral
Le pagne tissé, appelé rabal en diola ou léppi en wolof, est confectionné sur des métiers à tisser traditionnels. Les artisanes utilisent des fils de coton ou de soie qu’elles teignent elles-mêmes, puis les assemblent avec patience. Chaque motif, chaque bande tissée porte un symbole précis : la fécondité, la prospérité, l’hospitalité…
Des couleurs qui parlent
Dans le sud du Sénégal, les couleurs ont une signification culturelle :
Le rouge symbolise la vitalité et la force.
Le bleu indigo évoque la spiritualité et la sérénité.
Le blanc représente la pureté et la paix.
Porter un pagne n’est donc jamais anodin : c’est faire passer un message.
Un tissu au cœur des cérémonies
Mariages, baptêmes, fêtes religieuses… Le pagne tissé est toujours présent. Il est offert en signe de respect et de bénédiction. Pour une jeune mariée, recevoir un pagne tissé d’une aînée est une transmission symbolique d’amour et de sagesse.
Conclusion
Aujourd’hui, de jeunes créateurs modernisent cet art en l’intégrant dans des pièces contemporaines : sacs, robes, accessoires… mais le pagne tissé du sud reste avant tout une voix culturelle intemporelle.
1 réflexion sur “L’art du pagne tissé : traditions du sud sénégalais”
Intéressante publication par rapport aux pages tissés. On découvre la créativité des tisserands du Sénégal. J’adore 😍😍😍😍